Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit, sed diam nonummy nibh euismod tincidunt ut laoreet dolore magna aliquam erat volutpat.
L’Eglise Saint Denis est le seul édifice de Briis inscrit depuis 2019 aux Monuments Historiques.
Elle a été construite entre le Xème et XIIème siècle, remaniée à plusieurs reprises au XVème et XVIème siècle avec l’apport de l’entrée sud provenant des restes d’un château ou d’une fortification.
RAPPEL HISTORIQUE
• Louis XII (1462-1515) > Roi de France en 1498
• Henri VIII (1491-1547) > Roi d’Angleterre en 1509
• Anne Boleyn (1501 (1507 ?) – 1536)
Période en France : 1514-1522
Mariage avec Henri VIII : 1533
Décapitée : 1536
• François 1er (1494-1547) > Roi de France en 1515
• Henri II (1519-1559) > Roi de France en 1547
En 1505, Henri VIII se marie avec Catherine d’Aragon d’Espagne, fervente catholique. Celle-ci n’ayant pas donné d’héritier mâle au Roi, ce dernier demande l’annulation de leur mariage pour épouser sa maîtresse du moment : Anne Boleyn.
Mais le Pape Clément VII refuse.
Pour trouver une solution, Anne Boleyn use de son influence pour faire nommer Thomas Cranmer archevêque de Canterbury car celui-ci est favorable aux nouvelles idées protestantes initiées par Martin Luther en Allemagne.
Pour se passer de l’accord du Vatican afin de valider le mariage, le Parlement anglais vote alors l’Acte de Suprématie en 1534. C’est le texte fondateur de l’Eglise Anglicane.
Le roi et ses successeurs auront le titre de « Chef unique et suprême de l’Eglise d’Angleterre ».
Le Roi Henri VIII sera donc excommunié et la séparation entre le Vatican et l’Angleterre est toujours en cours aujourd’hui : en 2025, Charles III est le chef de l’Eglise anglicane.
ANNE BOLEYN ET BRIIS SOUS FORGES
Mais d’où vient cette légende ?
1585 : Nicolas Sander, prêtre catholique anglais, parle d’Anne dans son ouvrage « De origine et progressu schismatis Anglicani » : Anne aurait été envoyée en France chez un parent non loin de Brie.
1654 : Julien Brodeau, dans son ouvrage « Vie de Charles Dumoulin, avocat au Parlement de Paris », identifie ce parent comme étant Philippe du Moulin de Brie. La femme de Jacques du Moulin (seigneur de Briis de 1554 à 1571) : Marguerite de Hébert, serait de la famille Boleyn.
NB : Le Château de Servon (Seine et Marne) revendique également la présence d’Anne, ce domaine appartenant aussi à la famille du Moulin.
Anecdote :
En 1697 : Dans le conte « La Barbe Bleue » de Charles Perrault, le personnage de Barbe Bleue serait inspiré (entre autres) d’Henri VIII, qui a fait exécuter 2 de ses 6 femmes. La sœur de la femme de Barbe Bleue se prénomme Anne (« Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »).
NB : Le Château de Breteuil, à 10 kms de Briis, expose, dans une pièce, le mannequin en cire de Barbe Bleue.
1754-1758 : L’Abbé Leboeuf, dans son ouvrage en 15 tomes « Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris », n’est pas convaincu de la présence d ‘Anne ni dans le donjon, ni dans le Château de Servon.
Fin XIXème, début XXème siècle : engouement en France pour l’histoire d’Anne, avec de nombreuses pièces de théâtre, d’opéras et même un film de Georges Méliès en 1905 :
« Les derniers moments d’Anne de Boleyn ».
C’est également à cette période que la particule Anne DE Boleyn apparaît en France sur certains documents et cartes postales.
1981 : Plaque apposée à l’entrée du donjon
198 ? : Inauguration de la rue Anne de Boleyn par le Maire de Briis Christian Thirouin (Maire de 1977 à 1989). On pourra noter la particule utilisée, c’est une décision de Mr Thirouin qui trouvait que cela faisait mieux.
20 et 21/09/2025 : Réouverture au public de la Tour pour les journées du patrimoine.
Dominant le vieux village, le donjon de Briis, édifié entre le XIIᵉ et le XIIIᵉ siècle, conserve l’empreinte du passé médiéval. Sa structure massive et sa position stratégique rappellent l’organisation défensive du village. Tour de guet et refuge, il demeure un repère patrimonial essentiel au cœur du vieux Briis.
Le donjon de Briis est l’un des rares vestiges encore visibles de l’ancien ensemble fortifié qui structurait le village au Moyen Âge. Édifié entre le XIIᵉ et le XIIIᵉ siècle, il s’inscrit dans une période de renforcement des ouvrages défensifs et d’affirmation du pouvoir seigneurial.
Il occupait une position stratégique, permettant de surveiller les alentours et de contrôler le territoire. Il faisait partie d’un dispositif défensif plus large, aujourd’hui disparu, comprenant d’autres constructions et aménagements associés. Sa fonction était à la fois militaire et symbolique : point de guet, refuge en cas de danger, il marquait l’autorité seigneuriale sur le village.
La structure du donjon est caractéristique de l’architecture défensive médiévale. De plan simple et massif, construit en pierre, il privilégiait la solidité et la hauteur. Les ouvertures d’origine étaient peu nombreuses et étroites, répondant à des besoins de défense plus qu’à ceux du confort.
Au fil du temps, le donjon a été transformé. De larges ouvertures ont été percées, modifiant son caractère défensif. Plus tard, un toit en poivrière a été ajouté, protégeant la tour et changeant sa silhouette dans le paysage. Ces modifications témoignent de l’adaptation du donjon à de nouveaux usages et à un environnement pacifié.
Malgré ces évolutions, le donjon conserve sa présence imposante. Il reste un repère patrimonial essentiel, permettant de comprendre l’histoire du village, l’organisation de son ancien système défensif et les transformations successives du site.
La mairie fut construite en 1861. Les bureaux et la salle du conseil municipal se situaient alors au 1er étage.
Au rez-de chaussée, on trouvait :
Une 2ème école fut construite en 1886 ou 1888 (actuellement la MJC).
Le presbytère fut déplacé vers 1920.
La poste actuelle fut construite en 1962 et l’école primaire en 1976.
La place de la mairie s ‘appelait la place du Pilori ; plusieurs exécutions sont documentées en 1538 et 1542.
Lors de la révolution elle fut rebaptisée place de la Liberté, puis place Godin en 1830 et place de la Libération en 1947.
Sources :
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit, sed diam nonummy nibh euismod tincidunt ut laoreet dolore magna aliquam erat volutpat.
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit, sed diam nonummy nibh euismod tincidunt ut laoreet dolore magna aliquam erat volutpat.
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit, sed diam nonummy nibh euismod tincidunt ut laoreet dolore magna aliquam erat volutpat.
Le hameau de Frileuse est le point le plus haut de la commune.
On retrouve un acte de vente datant de 1377 concernant un manoir appelé Hostel de Frileuse à Briis.
En 1799, il est acheté par la famille Godon. Le château que l’on peut découvrir en photo a été presque entièrement reconstruit par Mlle Aline-Louise Godon de Frileuse au XIXème siècle. Une chapelle y était également présente ainsi que 2 fermes, qui existent toujours aujourd’hui.
Durant la 2ème Guerre Mondiale, les allemands s’y installèrent de Novembre 1943 à Août 1944, puis les américains de Novembre 1944 à Novembre 1945.
En 1956, des carmélites achètent le domaine, le château est rasé, la chapelle brûla et une autre fut construite en 1982.
Sources :
Bligny
Étymologie : Belenus, dieu gaulois, puis Belenius ; beleniacum ; Belengi et enfin Bligny.
La terre et le château de Bligny, propriétés des moines de l’abbaye de Saint Denis en l’an 768, furent jusqu’au règne de François Ier un fief de la seigneurie de Briis. Le fief de Bligny fut anobli en 1524. C’est à cette époque que Guillaume du Moulin le céda à Pierre Michon, auditeur des comptes du Roi.
Après plusieurs changements de mains, la propriété échoit pendant la Révolution au sieur Hilaire Noyer, ancien notaire de Briis sous Forges, qui le 6 juin 1818 la céda pour la somme de vingt mille francs au comte Henri de Montesquiou Fezensac.
Chassée par l’émeute de 1848, la duchesse d’Orléans viendra s’y réfugier dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 février avec son fils le comte de Paris. Rejointe le lendemain par le duc de Chartres, dans la nuit du 26 au 27 elle partira de là pour l’étranger avec ses deux enfants et Monsieur de Mornay.
En Juin 1900 est créée la « Société des Sanatoriums Populaires pour les tuberculeux adultes de Paris » qui va acquérir le domaine de Bligny et ouvrira en 1903.
Durant la 1ère guerre mondiale, Bligny accueillera les soldats atteints de tuberculose et les victimes des gaz de combat.
1934 : ouverture du théâtre.
1936 : ouverture du 1er centre de chirurgie.
Grâce aux progrès de la médecine : streptomycine en 1944, vaccin du BCG obligatoire en 1950, Rifampicine en 1967 : La tuberculose disparaît, l’ère des sanatoriums est révolue.
Bligny devient donc un centre pluri-disciplinaire.
Sources :
– Livre « Briis-sous-Forges, Village de l’Essonne », 2012, p 163-174.
Pour en savoir plus :
– Livre « Bligny et son histoire ». Hopital de Bligny. 2003.
– Livre « Soigner la tuberculose à la Belle Époque à Bligny : les causeries du Docteur Guinard ». Pascal Viénot. Editions La Fontaine de Siloe. 2023.
– Dvd « Retour à Bligny ». Béatrice Jalbert. 2015.
– Livre « Le Sanatorium de Bligny ». Dr Gilbert Sersiron. Editions Hachette Livre BNF. Edition originale 1902. Réédition 2017.
Launay‑Maréchaux
Le nom de Launay‑Maréchaux vient de : aulnes, mare et chaux, dont le secteur et le sol étaient pourvus.
À proximité, au lieu‑dit les Bergères, lors des travaux sur la ligne TGV, on a trouvé les restes d’un atelier métallurgique gallo‑romain.
Dans les archives communales on trouve un texte sur Launay‑Jaudouin mais sans explications plausibles sur la propriété de ce fief ainsi que du moulin de Bécherreau vers 1670.
Dame Suzanne de Cardiallac était la propriétaire de ce fief ainsi que du moulin de Bécherreau vers 1670.
En 1896 la municipalité construisit un petit lavoir le long du ru de Launay (chemin vert). Mais il fut rasé vers 1980 par la municipalité.
Essentiellement agricole, ce hameau est toujours entouré de champs de blé, maïs ou colza.
Le Coudray
Son nom vient de coudrier (noisetier). Briis a été une place importante lors de la guerre entre le duc de Bourgogne et le duc d’Orléans sous le règne de Charles VI. Les Bourguignons tentèrent de prendre le village et le château de Briis, mais en vain. Ils attaquèrent le château du Coudray, forteresse flanquée de quatre grosses tours, et le détruisirent entièrement. Il n’en reste aujourd’hui qu’une partie des douves.
Chantecoq
Ce hameau se situe sur deux communes : Briis et Janvry.
Les anciens prononcent « chanteco » .
En 1232, devant Guillaume d’Auvergne, évêque de Paris, un accord est conclu entre Thomas de Cante Galli et le maître du Déluge, le chapelain du Plessis, Dame Richaude de Mulleron, Henri son fils aîné, Simon et Marguerite ses frères et sœurs. Thomas de Cante Galli a droit pour sa peine de faire le trait et battre la dîme de Briis.
On trouve aussi assez souvent des textes, aveux ou ventes parlant des deux fiefs : Grand Chantecoq et Petit Chantecoq. Marie de Richeville possédait en 1576 le fief de Champ‑de‑Cocq près de Briis.
L’approvisionnement en eau a été un grand problème et les villageois étaient obligés d’aller jusqu’à Janvry pour en avoir lors de grande sécheresse. Aussi, la commune de Briis construisit vers 1889 un lavoir et en 1938 un château d’eau aujourd’hui désaffecté.
Mulleron
Ce hameau se situe également sur deux communes : Briis et Janvry.
Invilliers
Découvert récemment dans les archives de Chamarande, dans le fonds de l’abbaye d’Étampes, un acte sur parchemin datant de 1132 rend compte de Louis VI le Gros, relatant l’échange de la terre d’Invilliers appartenant à Eudes Yerses ; ceci en la mémoire du prévôt Philippe, mort en 1131 d’un coup de cheval effrayé par un cochon dans une rue de Paris.
Vers la fin du XVe siècle, par la fortune des guerres, l’hôtel, le manoir d’Invilliers étaient démolis.
Par vente, en 1590, le vieux manoir d’Invilliers, propriété de Pierre de Chauldron, seigneur de Méridon passa à Amos de Texier, seigneur de Briis..
Au XVIIe siècle Mme de Clermont, abbesse de Gif, reçut foi et hommage de Mr Lamignon pour le fief d’Invilliers que des actions successives avaient réuni tout entier dans sa main. Le sieur de Haudry, seigneur de Soucy, et Mr de Bacquemourt, seigneur de Courson, rendent hommage pour les terres qu’ils possèdent à Invilliers aux religieuses de Gif.
Sources :